MAGIQUES PETITE CUILLÈRES
La flamme allumée,
La mixture préparée,
On rempli la seringue,
On en devenait dingue !
Prêt pour le grand voyage ?
Découverte du monde sauvage ?
Il faut vous accrocher, le garrot est attaché.
Just'au bas du ménisque,
le sang s'est arrêté,
L'esprit entièrement vide,
L'adrénaline est montée.
La flamme allumée,
La mixture préparée,
On vide la seringue,
On est devenu dingue !
Première piqûre,
On quitte ce monde abrupte,
Plein de rage, de haine, de tumultes.
Première morsure,
On devient des héros,
Des Hommes de fortunes,
Nous sommes devenus beaux !
Première brûlure,
Enfin la réalité,
On dépasse les Montagnes,
Les Océans, l'Univers
On en oublie le temps,
La vie, la Terre.
Devenu innocents,
Devenu immortels,
On continue l'ascension des monts éternels.
On s'arrête un moment,
Pour regarder qui nous étions dans le passé.
Distrait par la réflexion,
Nous n'avons pas vu,
Sous nos pieds nues,
La glace s’effriter,
Le glacier se briser.
Pour un bouquet de seconde,
Nous allons tomber,
Nous allons sombrer vers l'éternité.
Pour un bouquet de seconde,
Nous allons tout abandonner.
Voltigeons, voltigeons, voltigeons,
Évitons les tourbillons, les écueils,
Le choc des rocs,
Les naufrages et les deuils.
Je tourne sans fin,
Je tourne sans cesse,
Je tourne à l'envers,
Je tourne dans l'ivresse.
J'entre dans l’œil du cyclone,
Dans le chaos géométrique.
Je distingue au loin un être dans le triangle abyssale,
Je ressens son esprit,
Je le vois, je le sens,
Je le perds...
Il ne cesse de jouer avec moi
Et me revoit en arrière.
Cette chute cette fois sera,
Sera pour moi la dernière !
Redescente à vive allure,
Redescente sur Terre !
Soudain on m'attrape,
On me tire, me kidnappe
D'où sort cette main ?
Cet ange, ce séraphin ?
Vers quels cieux m'entraîne t-il ?
Pour quels Dieux agit-il ?
Quels dessins pour mon destin ?
Quels dessins pour mon destin ?
Quels dessins pour mon destin ?
Ça y est, j'y suis !
Nous sommes revenu,
Rallumons les amplis,
Rallumons les bougies.
Le voyage s'est arrêté,
Le sang a coagulé,
Dans la pénombre je distingue à peine
Les autres, les amis, mes frères,
Je distingue mal mon être
Mes joies, mes cris, mon père.
Mais j'aperçois au loin de la lumière
Celle d'un nouveau monde ?
Celle de la vie ?
Celle de la Terre ?
Oui j'aperçois au loin cette lumière !
Celle du nouveau monde,
Celle de mon âme,
Celle de ma sœur,
Celle de ma chaire,
Celle de ma chaire,
Celle de ma chaire...
https://www.youtube.com/watch?v=jxZjU2wvNpk

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